27 février 2006
L’ASSP a la banane
Entre sa victoire lors du derby contre La Duchère 1-0 et les faux pas de ses concurrents pour la montée, tout a souri à l’ASSP samedi soir
« Si certains en doutaient encore, on a vu ce soir quel est le second club après l’OL », lançait le président Dominique Lafoy qui affichait, comme toute l’équipe CFA et son staff, un large sourire samedi soir. Et il y avait de quoi. Opposés à La Duchère, futur adversaire du Paris-Saint-Germain en huitièmes de finale de la coupe de France, les hommes d’Eric Guichard ont produit un match sérieux, s’appliquant avant tout à garder leur cage inviolée. « Il fallait absolument retrouver les vertus défensives qui faisaient notre force dans la première moitié de saison », soulignait l’entraîneur qui a parfaitement été entendu. Bruno Barreto, l’ancien duchérois qui avait déjà donné la victoire aux siens sur la pelouse du stade Balmont à l’aller (1-0), trouvait le chemin des filets dès la 19e minute de jeu sur un lob à l’entrée de la surface. Un but qui suffisait au bonheur des Sang et Or qui prenaient un ascendant définitif sur la partie à la demi-heure de jeu avec l’expulsion d’un défenseur visiteur. « A dix contre onze on a réussi à rivaliser. On a même eu de belles occasions d’égaliser. Sans cette expulsion extrêmement sévère, je suis persuadé que nous l’aurions emporté », confiait Sabeur Chérif, capitaine de la formation duchéroise et ancien pensionnaire des moins de 17 ans de l’ASSP. « A la pause, j’ai averti les joueurs qu’il fallait continuer à fournir les efforts comme si La Duchère était encore au complet car nous savions que La Duchère produirait les efforts comme s’ils étaient toujours à onze », commentait Eric Guichard dont l’une des grandes satisfactions de la soirée aura été de ne pas encaisser de but. En cette saison 2005-2006, l’ASSP aura fait le plein de points contre son voisin. Au classement, les Sang et Or conservent leur place de leader. Mieux, ils prennent quelques longueurs d’avance sur la majorité de leurs poursuivants : l’OL (3e) et Martigues (2e) ont fait match nul 2-2 (Yohan Di Tommaso, auteur de l’un des deux buts martégaux, est passé saluer ses anciens coéquipiers), Jura Sud (8e) s’est incliné sur sa pelouse contre Endoume 2-1, Cassis (5e) et Agde (7e) se sont quant à eux respectivement inclinés à Bourg-Péronas (14e) 2-1 et à Besançon (11e) 1-0. Le Pontet (4e) s'est hissé sur la troisième marche du podium en allant s'imposer 1-0 le lendemain à Montpellier (9e).
La réserve respire
Au stade municipal de Saint-Priest, ASSP bat Marboz 2-1 (2-1).
Arbitrage exécrable de M. Auguste.
Buts : Efé (23e, 26e) pour Saint-Priest ; Moiraud (3e) pour Marboz.
Avertissements : Saffi (45e), Piscitello (51e), Sanon (60e), Bergnes (62e), Béraud (90e+2), Ertek (après match) pour Saint-Priest ;Broyer (38e), Pons (70e), Bertheller (90e) pour Marboz.
Expulsion : Bergnes (88e) pour Saint-Priest.
« Et dire que l’on vient au stade pour se distraire ! ». Chez les spectateurs comme chez les joueurs, l’arbitrage de Benoît Auguste en a laissé plus d’un sur les nerfs, hier après-midi, lors de la rencontre entre l’AS Saint-Priest et Marboz. Déjà un brin tendue puisque les deux équipes sont à la lutte pour le maintien, la rencontre a rapidement trouvé son acteur principal. « Même le délégué de la ligue de football avait prévenu les dirigeants des deux formations : « avec lui il faut s’attendre à tout ». Dès la 3e minute de jeu, un penalty était accordé à Marboz sur un duel aérien dans la surface selon lui trop musclé Menés d’entrée à la marque, les locaux se croyaient maudits lorsque Julien Fiorentino quittait la pelouse, touché à la cheville dans un contact non sanctionné. Mais la tendance s’inversait progressivement. En l’espace de trois minutes, Véli Efé égalisait d’une tête à bout portant (23e)avant de donner l’avantage aux siens sur une action pleine de sang froid : servi à hauteur du point de penalty, il contrôlait le cuir au nez et à la barbe de son ange gardien avant de le glisser hors de portée du portier visiteur (26e).
De retour des vestiaires, il était dit que personne n’arriverait à voler la vedette à l’homme en noir, qui, volontairement ou non, donnait l’impression de vouloir aider Marboz à revenir à la marque. Tandis que sept cartons jaunes et un rouge sortaient de sa poche à l’adresse des Sang et Or, il s’excusait presque d’avertir un milieu de terrain visiteur pour un tâcle appuyé devant le banc local. Après quatre minutes d’arrêts de jeu en première période, quatre autres étaient accordées en seconde. Un temps additionnel interminable lors duquel il sifflait trois coups francs indirects au sein de la surface sanpriote. Heureusement ans conséquence… pour l’arbitre car la tension était à son maximum sur la pelouse comme dans les tribunes. « Pourtant, on ne l’a pas payé », faisaient remarquer dirigeants et joueurs de Marboz, vaincus mais compatissants.
22 février 2006
La réserve prend une leçon
Le derby contre Vaulx a laissé apparaître les lacunes de la réserve san-priote vaincue 2-1 alors qu’elle avait ouvert la marque
Les hommes de Christian Scheiwe n’auront sorti la tête de l’eau qu’une dizaine de minutes en tout et pour tout. Juste le temps pour le jeune attaquant Nicolas Sellier d’illuminer cette grise soirée d’un splendide ciseau retourné en pleine lucarne qui permettait alors aux locaux de mener 1-0 à l’issue du premier quart d’heure. « C’est un but sorti de mon imagination, lançait Nicolas. Mais j’aurais volontiers échangé mon but contre les quatre points de la victoire ». Car après, la centaine de spectateurs présents dans la tribune, à 80% vaudais, étaient tout près de chanter « Et ils sont où les San-Priots ? ». Les alertes sur la cage gardée par Laurent Béraud se multipliaient, tout comme les mauvais choix de relance côté local. Résultat, la seconde période était à sens unique. « On a été beaucoup trop attentistes », concédait Christian Scheiwe quand Nicolas Sellier confiait ne pas comprendre pourquoi avoir « balancé plutôt que de construire ». Attentisme et maladresse ne font pas bon ménage. Vaulx, qui n’en demandait pas tant, renversait la situation avant d’entrer dans un dernier quart d’heure à l’image de la prestation san-priote : brouillon. Deux points pris à Cluses (1-1), un seul contre Vaulx, on est loin des huit points désirés par l’entraîneur local avant ces deux rencontres capitales dans la lutte pour le maintien. Une opération rachat est d’ores et déjà lancée pour la réception de Marboz dimanche.
Des regrets à la pelle
Menés 2-0 en l’espace de dix minutes par Endoume, les Sang et Or ont encore une fois dû puiser dans leurs ressources physiques et mentales pour ramener les deux points du nul 2-2
« Il faut arrêter de se trouver toutes les excuses du monde », avait déclaré Eric Guichard après le revers contre Agde 1-3. Et pourtant. Comment réussir à se battre avec toutes ses armes lorsque vous arrivez chez votre adversaire une demi-heure avant le coup d’envoi et que vous n’avez qu’un petit quart d’heure pour vous échauffer ? Endoume a apporté une réponse aux San-Priots en inscrivant deux buts dans les douze premières minutes de jeu.
Deux buts qui font tache pour le leader chez une équipe qui lutte pour le maintien. « On a évolué dans un climat « méditerranéen », avec son lot de tirages de maillot et de contestations », confiait l’entraîneur, pas mécontent dans ce contexte d’avoir vu Sébastien Definod ramener les siens à 2-1 quelques minutes avant la pause. En transformant son quatrième coup franc de la saison « Defininho » prenait la tête du classement des buteurs sang et or avec huit réalisations, soit une de plus que son compère Bruno Barreto. « En seconde période, le jeu était à sens unique. Bruno s’est même vu refuser un but », expliquait le technicien. Mais Bruno Barreto n’est pas homme à baisser les bras. A la 85e minute, alors que les Marseillais étaient réduits à dix, il rejoignait Sébastien Definod à huit réalisations cette saison et permettait aux siens de ne pas repartir bredouille de la cité phocéenne. « Pour les avoir vu jouer contre l’OL (2-2 à la Plaine des Jeux, Ndlr), ce nul sur la pelouse d’Endoume n’est pas un si mauvais résultat », confiait Eric Guichard, conscient tout de même que, Martigues, Le Pontet et Cassis, les trois principaux concurrents de l’ASSP à l’accession, ayant gagné chez eux ce week-end, la victoire sera impérative lors du derby contre La Duchère samedi au stade municipal.
15 février 2006
Coupe Gambardella : l’ASSP arrache sa qualif’
Menés 2-0 sur la pelouse de Louhans-Cuiseaux, les 18 ans san-priots se sont finalement brillamment qualifiés pour les 16es de finale en s’imposant aux tirs au but
Statistiquement, on ne parlera pas de victoire. Et pourtant. En déplacement à Louhans-Cuiseaux pour les 32es de finale de la coupe Gambardella, les moins de 18 ans de l’ASSP se sont littéralement sortis les tripes pour décrocher leur qualification. « Louhans-Cuiseaux a aligné une équipe hyper compétitive avec notamment un élément offensif habitué aux joutes du championnat national seniors », soulignait Mario Relmy, dont la formation est effectivement revenue de très loin. Menés 2-0 vingt minutes avant la fin du temps réglementaire, les jeunes sang et or ont profité d’un certain pêché d’orgueil adverse pour renverser la vapeur. « Quand Bouberdal a réduit la marque, nous nous sommes tous mis à penser que Louhans verrouillerait le jeu. Cela n’a pas été le cas. Lorsque « Yam » (Yamukile Mutuale) a égalisé à 2-2, c’était la folie. Les garçons se roulaient par terre de joie », commentait l’entraîneur encore dans l’euphorie. La prolongation ne donnait rien. Les joueurs de champs ayant réalisé l’essentiel dans le jeu, c’était au tour du portier san-priot, Nicolas Panteghini, de faire le boulot. Ce qu’il fit parfaitement. « Il a stoppé le premier tir et, en gesticulant sur sa ligne, a « forcé » le second adversaire à tirer à côté », expliquait Mario. Au final, les Sang et Or s’imposaient par trois tirs au but à un. Le tirage au sort des 16es de finale aura lieu demain midi à Paris. Une page de l’histoire de l’ASSP serait-elle en train de s’écrire ?
13 février 2006
L’ASSP en panne d’inspiration
Méconnaissables, les Sang et Or ont concédé samedi soir contre Agde leur tout premier revers de la saison à domicile (3-1)
Le 11 février 2006 est une date à oublier pour les hommes d’Eric Guichard. Surclassés techniquement et physiquement dans tous les secteurs de jeu par une équipe d’Agde désireuse de ne pas se laisser distancer dans la lutte pour la montée, les coéquipiers de Pierre Laigle, malgré un léger regain de forme avant la pause, ont fini par prendre l’eau. « Nous n’avons quasiment remporté aucun duel », concédait l’entraîneur local, conscient que dans ces conditions, il était difficile d’aller porter le danger sur la cage agathoise. « J’ai l’impression que nous venons de payer ce soir notre mauvaise préparation due aux conditions météo de ces derniers temps. Mais cela n’explique pas tout non plus », admettait Eric Guichard. Le portier visiteur a effectivement passé une soirée plutôt tranquille… contrairement à son homologue sanpriot. Jusqu’à ce maudit 11 février, seul Monaco était parvenu à inscrire plus de deux buts contre l’ASSP (4-0) pour ce qui était, jusqu’alors, l’unique revers de la saison des Sang et Or. Agde en a marqué « seulement » trois, car sans un Jean-Baptiste Clément décisif sur penalty et dans un face à face, la leçon aurait pu se transformer en belle correction. « Vu le contexte, nous savions que le premier but serait capital, soulignait Cyril Grand. Un but que nous aurions pu inscrire avant la pause. Au lieu de cela, c’est Agde qui ouvre la marque et qui nous a contraints à nous livrer pour égaliser », poursuivait le milieu sanpriot. Deux contre attaques fulgurante finissaient d’achever les locaux qui parvenaient tout de même à sauver l’honneur à la toute dernière minute du temps réglementaire par l’intermédiaire de Brice Sanchez. Ce 11 février, tout l’effectif sanpriot a dû se remettre en questions. Eric Guichard le premier. « Nous irons à Endoumes samedi prochain, non pas pour rattraper les points perdus à domicile, mais pour engranger les points nécessaires à l’atteinte de notre objectif qu’est la montée. Pour cela, il nous faut absolument encaisser moins de buts (en 18 journées, l’ASSP n’a réussi à garder sa cage inviolée qu’à cinq reprises, Ndlr) », prévenait l’entraîneur, qui compte bien ne pas laisser le doute s’installer dans les rangs sang et or.
06 février 2006
L’ASSP a des ressources
Menés 1-0 contre le cours du jeu, les Sanpriots ont dû faire preuve d’abnégation pour finalement ramener du Pontet, son premier concurrent à la montée, les deux points du nul 1-1
« Il y avait la place de faire mieux ». Eric Guichard, perfectionniste dans l’âme, a eu du mal à se contenter du partage des points, samedi soir, sur la pelouse du Pontet, pourtant premier concurrent des Sanpriots à la montée en National. « Nous avions parfaitement débuté la partie en acculant notre adversaire sur son but. Seulement voilà. La première contre-attaque du Pontet est allée se loger au fond de nos filets et surtout en travers de nos gorges », commentait l’entraîneur quelque peu désabusé.
Contre Montpellier deux semaines plus tôt, Cyril Grand et les siens avaient déjà été menés à la marque. Et même à deux reprises (score final : 2-2). Cette fois-ci encore, les Sang et Or ont dû se sortir les tripes pour ne pas rentrer chez eux bredouille. « La seconde période s’est limitée à de l’attaque-défense. Le Pontet jouait à dix devant sa ligne de but. A force d’insister, le verrou a fini par sauter », poursuivait le technicien en faisant allusion à l’égalisation à la 82e minute signée Brice Sanchez.
Si, sur l’ensemble de la partie, les San-Priots méritaient sûrement la victoire, on ne leur en voudra pas de poursuivre leur excellent parcours à l’extérieur depuis le début de saison par un match nul sur la pelouse d’un candidat à la montée (six victoires, deux nul et une seule défaite à Monaco)… D’autant que les Sang et Or ont par la même occasion rendu la monnaie de sa pièce au Pontet venu décrocher un nul 1-1 à Saint-Priest lors de la toute première journée de la saison. Au coup de sifflet final de la rencontre samedi soir, l’ASSP comptait donc toujours ses quatre points d’avance sur son adversaire du jour (second amateur) et sept sur Cassis (troisième amateur) vaincu sur son terrain 1-0 par la réserve de l’OL.



